水 — MIZU. L’eau.
Le premier kanji que les enfants japonais apprennent a dessiner. Le plus simple. Trois traits. Et pourtant, la matiere la plus complexe que le pecheur rencontrera.
Froide, elle ralentit le metabolisme du poisson — pecher lent, deriver long. Chaude, elle accelere tout — pecher rapide, kebari sec en surface. Boueuse apres pluie, elle exige des kebari sombres et visibles. Claire apres une semaine de soleil, elle exige du tippet invisible.
Le Dr Ishigaki affirme qu’un pecheur tenkara devrait passer ses doigts dans l’eau avant chaque sortie. Pas symboliquement. Pour sentir la temperature. Pour gouter la transparence. Pour comprendre, au toucher, dans quelle riviere il peche aujourd’hui.
L’eau d’hier n’est plus celle d’aujourd’hui. Pechez celle d’aujourd’hui.