友 — TOMO. L’ami.
Le tenkara est souvent une discipline solitaire. C’est sa force et sa limite. Sa force : on est seul avec la riviere, sans distraction. Sa limite : on n’apprend que de soi-meme, et c’est lent.
Daniele Beaulieu enseigne qu’un ami pecheur, choisi avec soin, accelere l’apprentissage de dix ans. Pas un ami qui partage la meme technique — ce serait redondant. Un ami qui peche autrement. Un pecheur a la mouche traditionnelle, par exemple, qui voit la riviere avec d’autres yeux. Ou un mouchetee des Cantons-de-l’Est, qui connait des ruisseaux dont vous n’avez jamais entendu parler.
L’ami pecheur n’est pas un compagnon de loisirs. C’est un temoin. Quelqu’un qui vous voit pecher quand vous ne pouvez plus vous voir. Qui dit, le soir au campement, je t’ai vu pulser plus vite aujourd’hui sur la derniere sortie — pourquoi ?
Cet hiver, identifiez votre ami pecheur. Si vous n’en avez pas, cherchez-en un. Si vous en avez un, ecrivez-lui.