毛鉤 — KEBARI. La mouche japonaise.

Kazumi Saigo enseigne une chose qui dérange les pêcheurs occidentaux : un seul kebari, monte tout l’été, prend tous les poissons que vous voulez prendre.

Le pêcheur occidental change de mouche douze fois par sortie. A chaque changement, il avoue qu’il ne croit pas vraiment à celle qu’il vient de retirer. Au bout de la journée, ce n’est pas la rivière qui l’a vaincu — c’est son propre doute.

Le pêcheur tenkara monte son kebari le matin. Il garde le même kebari à six heures du soir. Sa confiance n’est pas dans la mouche. Elle est dans la présentation, le drift, le mort-vif. Le kebari n’est qu’un prétexte. Le geste est tout.

Cette semaine : un seul kebari, du matin au soir. Voyez ce que ca change en vous.